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Test Left4dead maintenant
Samedi 29 Novembre 2008 à 19:57 Publié par Jack_Larson dans Xbox360 Left4dead ?
C'est un jeu FPS, axé clairement sur le multijoueur pour des heures d'immersions et de folies, vous vous laiserez entrainer dans l'engrenage de ce jeu facile à prendre en main et d'une précision extrême. Les développeur se sont concentrés sur l'expérience de jeu en équipe. Découvrez le test de Gamekult maintenant : Le dernier ferme la porte
Présenté à travers une vidéoqui aura fait son petit effet, le pitchde base de Left 4 Deadest de la même simplicité que celle qui a fait les films d'horreur les plus efficaces. Très proche de l'intrigue du 28 jours plus tardde Danny Boyle, le jeu nous décrit un monde en presque ruines dans lequel des hordes d'infectés, contaminés par un virus qui les rend aussi rapides que violents, prennent d'assaut les rares survivants dont nos amis Bill, Francis, Zoey et Louis, héros bien malgré eux de ce survivalludique d'un genre nouveau. Le lien avec le cinéma est loin d'être purement contextuel puisqu'en permanence, Left 4 Deadjoue sur le registre de la série B d'horreur, que cela soit avec le traitement de l'image façon grain de pellicule, les coups de flippe du personnage qui ne voit plus qu'en noir et blanc ou les fausses affiches de film qui introduisent chaque chapitre et les protagonistes du jeu, évidemment armés de leurs inséparables pétoires.
Scindé en quatre épisodes eux-mêmes découpés en plusieurs missions, Left 4 Deadest un jeu qui impose d'aller en permanence de l'avant, de ne jamais faire marche arrière et de survivre coûte que coûte en atteignant le prochain abri ou, en fin de chapitre, l'hélicoptère ou le bateau qui nous mettra provisoirement en sécurité. Joueurs contre infectés, voilà les forces en présence d'un match parfois peu équitable qui oblige à rester perpétuellement sur le qui-vive, à l'affût du moindre bruit ou du plus petit bout de tête qui dépasse. S'il existe bien un mode Versus dans lequel 8 joueurs pourront incarner successivement l'un et l'autre des camps, le coeur de Left 4 Deadest sans conteste son mode coopératif où quatre survivants, qu'ils soient tous humains ou en partie gérés par l' I.A., devront atteindre l'abri qui marquera la fin d'un niveau et leur donnera un répit de bien courte durée. Le jeu est tout à fait praticable en solo, l'intelligence artificielle se chargeant de donner vie à des coéquipiers certes un peu amorphes mais extrêmement réactifs et d'une précision souvent surprenante. Ce mode est toutefois loin de valoir une partie à plusieurs en ligne ou en réseau local, ne serait-ce que pour le plaisir d'insulter les allumés de la gâchette qui tirent sur tout ce qui bouge - alliés compris - ou de secourir in extremisses amis de fortune roués de coup par les infectés. Ze veux Zoey !
La coopération dans Left 4 Deadn'est ni un gadget ni un pis aller pour un gameplaybancal qui favoriserait les percées héroïques en solo ou l'égoïsme au détriment du véritable jeu en groupe. Oui, il est possible de connaître son petit moment de gloire en restant tant bien que mal le dernier debout face à la Horde, mais ça n'est généralement pour ne pas faire long feu face au prochain assaut des infectés qui ne connaissent, eux, ni la fatigue ni la lassitude. Left 4 Deadne fait pas dans la demi mesure et quiconque aura connu une première fois l'humiliation de se voir assailli en quelques secondes par une cinquantaine de contaminés hurlants qui le mettront au sol à coup de tatanes comprendra vite que de la survie de son groupe dépend également la sienne. Afin de ne léser personne, les tas de munitions et armes disséminés aléatoirement dans les niveaux sont donc infinis, chacun pouvant faire ses emplettes sans risquer de priver l'autre de balles ô combien précieuses, et la rareté des packs de santé provoque rarement une convoitise déplacée puisque le nombre fait irrémédiablement la force. On aide d'autant plus naturellement son frère d'armes qu'il n'y a strictement rien à gagner à la jouer perso. Même chose pour les cocktails Molotov ou pipe bombs planqués dans certaines pièces et qui serviront toujours au bien de la communauté, même s'il est forcément savoureux d'obtenir un des nombreux succèsdu jeu en éparpillant façon puzzle plusieurs dizaines d'infectés grouillants.
Laissez un allié sur le carreau et les chances de survie commencent à faire sérieusement la gueule, surtout qu'en cas de mort définitive, les réapparitions côté survivants peuvent être assez longues, et que si les quatre héros sont au sol l'équipe est bonne pour recommencer le niveau depuis le début. Mis à terre, un personnage peut encore se défendre avec les flingues de bases et tenter de survivre le temps que ses coéquipiers viennent le secourir et l'aident à se relever. Dans le cas contraire, c'est la mort, la vraie, celle qui vous fait passer au rang de simple spectateur dans l'attente d'une potentielle délivrance, quand l'un des joueurs viendra ouvrir la porte de la pièce dont vous étiez prisonnier vous permettant de revenir dans la partie - mais pour combien de temps ? Left 4 Deadexige en permanence un jeu tactique et collectif qui impose par exemple de fermer les portes derrière soi pour ralentir un éventuel déferlement d'infectés (ils ne peuvent les ouvrir, uniquement les défoncer), de soigner ses alliés ou de leur passer les pilules qui remonteront tant bien que mal des points de santé d'un rouge alarmant, ou encore de les aider à transporter bidons d'essence et bonbonne de gaz afin d'optimiser le génocide de masse. L'embrasement de contaminés façon feux de forêt californiens ou la dispersion de membres aux quatre vents, y'a que ça de vrai. Excepté un petit message in game, le jeu ne propose pas à proprement parler de récompense lorsqu'on vient en aide à l'un de ses comparses, mais il en tiendra compte lors des statistiques de fin de niveau. Au moment de régler les comptes... Un régime à base de Witch...
Franchement classique avec ses fusils à pompe ou sniper, M16 et autres Uzi, l'arsenal de Left 4 Deadest toutefois d'une efficacité redoutable et surtout d'une précision diabolique grâce à une ballistique impeccable qui favorise les headshotset les explosions de têtes façon pastèques bien mûres. On appréciera aussi les bombes artisanales et leur bipaigu irrésistible pour les infectés qui s'agglutineront autour de l'engin pour finir en une belle explosion de sang et de tripes, ainsi que le coup de mêlée, fonction absolument indispensable qui permet de frapper les infectés d'un coup de crosse, y compris pendant que l'on recharge. Généreusement gore et particulièrement soigné du point de vue des animations, le jeu ne connaît pas l'à peu près et jamais ne prendra en traître le joueur capable de se servir d'une manette, même si le confort est évidemment bien moindre qu'à la souris. Quelques idées bienvenues viennent compenser les carences du padXbox 360, comme la fonction qui permet de se retourner immédiatement. On note bien ici ou là des bugsde collision notamment avec les infectés qui ont parfois une étrange façon de se déplacer sur les objets ou de fusionner avec les murs, mais la précision des armes, la vitesse de rechargement, la puissance des coups, tout fleure bon le FPSarcade calibré au pixel près par de multiples bêta-tests qui n'auront pour une fois pas servi à rien. S'il est arrivé en retard, au moins Left 4 Deadest-il relativement inattaquable sur ce terrain, et procure les sensations idéales, avec un souci du détail qui force souvent le respect, comme la petite volute de fumée qui s'échappe du canon d'une arme fraîchement utilisée. La classe.
Qui dit coopération dit une gestion irréprochable de l'aspect joueur contre l'environnement et là encore Left 4 Deadne déçoit pas avec des ennemis d'une grande réactivité, que cela soit dans les déferlements massifs de troupeaux d'infectés aux visages effrayants ou dans leurs initiatives plus personnelles. On trouve en effet du côté ennemi plusieurs bossaux capacités spéciales particulièrement retorses. Ainsi, le Smoker peut saisir un survivant avec sa langue extensible et le traîner sur plusieurs dizaines de mètres, tandis que le Boomer et son gros ventre putride vomit une substance visqueuse qui rend sa victime irrésistible aux yeux des infectés. A moitié aveuglé par le glaire verdâtre, le joueur devra tant bien que mal repousser la déferlante d'adversaires hurlants qui viendront se coller à lui, avec l'aide de ses alliés d'infortune cela va sans dire. Tout aussi sympathique, le Hunter bondit sur sa proie et la roue de coups de griffes, ou encore le Tank et ses milliers de points de vie, qui tue en deux ou trois coups n'importe lequel des humains, ou arrache d'énormes portions du sol pour mieux les envoyer à la face de ses adversaires. On en redemande. Le meilleur pour la fin avec la désormais célèbre Witch, être décharné dont les sinistres sanglots sont immédiatement reconnaissables, et qui ne supporte pas d'être dérangée que cela soit par la lumière des torches ou la simple présence des survivants. Redoutable, la Witch ne fera généralement qu'une bouchée de sa proie ce qui la rend tout aussi redoutable que prisée par certains joueurs qui verront là un défi personnel supplémentaire. Dans un cadavre le ver suce
L'une des autres brillantes idées de Left 4 Dead, puisqu'il faut bien renouveler en permanence des niveaux qui doivent tenir la distance en étant rejoués en continu, c'est d'avoir intégré une génération aléatoire de contenu. Le fameux "Director I.A." qui se charge de faire apparaître en temps réel les ennemis ou les boss, de disposer armes ou packs de santé, mais aussi parfois de lancer une boucle musicale ou une réplique d'un des personnages, et ce en fonction des performances et de l'avancée des joueurs. En théorie, la même mapne se jouera pas deux fois de la même façon, même si dans la pratique il faut bien avouer que certains "cycles" de scripts deviennent repérables sur la distance et que les variantes ne sont finalement pas bien nombreuses. Le jeu venant de sortir, il est difficile de dire si les quatre chapitres initiaux seront encore autant joués dans plusieurs mois, mais il est indéniable que Valve Sofftwaredevra rapidement fournir le contenu nécessaire afin de ne pas laisser mourir son bébé à cause de l'écoeurement dû à trop de répétition. On ne va toutefois pas se plaindre d'autant que le gameplayparaît difficilement usable et que si les campagnes se bouclent assez rapidement en mode Facile ou Normal, la pratique du mode Expert demandera plus que de la débrouillardise, quasiment une amitié fusionnelle. Il existe en outre un versant compétitif à Left 4 Dead, le mode Versus dans lequel huit joueurs s'affronteront sans merci, la moitié incarnant les survivants et l'autre prenant possession des différents bossinfectés, Witch exceptée. Si les survivants auront en apparence l'avantage avec leurs points de vie généreux et leurs armes redoutables, leurs ennemis auront le loisir d'apparaître où bon leur semble dans le niveau (du moins, pas trop près de leurs futures victimes), de grimper sur certains murs, de voir dans le noir ou de pouvoir fracasser certains murs et ainsi tendre des pièges bien vicieux.
Incarner un Hunter et sauter à la gorge de la première Zoey venue ou dégueuler son quota de bile aux phéromones sur la chemise d'un adversaire sont des plaisirs de fin gourmet, et les infectés compenseront leur très grande fragilité par un quota de respawnassez généreux. Là encore la coopération est indispensable car si un mercenaire de la griffe parviendra rarement à ses fins face à quatre survivants très organisés, des attaques sauvages bien coordonnées sauront effriter la meilleure des défenses. Déjà responsable de quelques palpitations en mode standard, Left 4 Deadpeut devenir encore plus stressant et intense en Versus, quand on sait que le moindre Smoker ou que le Tank qui vous assaille aura des réactions humaines et non plus dépendantes d'une I.A., aussi bien programmée soit-elle. Comme en coopératif, tout se résumera évidemment à la "qualité" des autres joueurs, surtout dans les parties avec friendly fireoù les coups à répétition contre ses propres équipiers sont souvent plus mortels que ceux des infectés. Déception de taille en revanche, le Versus est pour l'instant limité à deux campagnes seulement, Sans Merci et Sanglante Moisson. Un choix assez contestable qui pose également la question du futur de la version console, car s'il est acquis que sur PC Valve Softwarefournira ce qu'il faut de contenu gratuit et de mises à jour, la politique Microsoften terme de téléchargements payants n'incite pas vraiment à l'optimisme. Notons en revanche que la Xbox 360 propose un mode écran splittéavec choix de partage horizontal ou vertical, une fonctionnalité hélas un peu gâchée par un frame ratepoussif et la grande mocheté de l'ensemble, mais qui a au moins le mérite d'exister, surtout pour les comptes Silver. Nous sommes tous des survivants
Evidemment très influencé par la cohorte des films de zombies sortis au cinéma (bien que les infectés n'en soient pas vraiment), Left 4 Dead exploite chacune des ressources du Source Engine de Half-Life 2 et ne démérite pas d'un point de vue stricement visuel, y compris sur console et en dépit de textures moins fines. Toute l'imagerie traditionnelle du genre est là, des infectés chevauchant les grillages aux masses grouillantes s'agglutinant dans les égoûts ou autour d'une voiture. Certes, on évitera les comparaisons forcément peu flatteuses avec un Crysis, mais à défaut de graphismes et d'effets Next Gen, le jeu exhibe des environnements crédibles à l'atmosphère travaillée, à la fois gothique et urbaine. Hôpitaux déserts aux murs maculés de sang, forêt envahie par la brume, extérieurs pluvieux déprimants et autres sous-sols glauquissimes, Left 4 Dead compense ses relatives faiblesses techniques par un vrai soin du détail qui va des animations, excellentes, aux effets de lumières toujours aussi impressionants, en passant par une modélisation convaincante. Pourtant clonés à la pelle, les infectés parviennent presque à paraître tous uniques, et la profusion d'effets gore fait son petit effet sur l'ambiance. D'orgies de cadavres en orchestrations flippantes, de bruitages écoeurants en feux d'artifices de barbaque éclatée, Left 4 Dead sait distiller une ambiance qui participe plus que jamais du gameplay proprement dit. Ici, s'écarter du groupe pour aller récupérer un item oublié dans une pièce adjacente n'a pas le même sens que dans un FPS standard, car la Horde rôde et risque à tout moment de débarquer. On appréciera aussi les touches narratives, comme les messages laissés par les survivants sur les murs des différents abris. Des petits coups de pinceaux venant dessiner une trame globale relativement discrète, car Left 4 Dead est de ces jeux où chacun se fabrique ses propres histoires au fil des parties, des petits moments faits d'héroïsme ou de trouille, faisant exister des personnages qui ne sont sans cela que des coquilles vides en attente d'un joueur pour les incarner et leur donner vie, au propre comme au figuré. Note : 8/10 Test réalisé par Prodigy de Gamekult.com |
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